Ghana : manifestations contre l’orpaillage illégal, dit « galamsey »

25 septembre 2025

Rédaction : Sekou Kagné

À Accra, plusieurs dizaines de Ghanéens ont manifesté les 22 et 23 septembre pour dénoncer l’orpaillage illégal, connu localement sous le nom de « galamsey ». Les organisateurs décrivent cette pratique comme une « véritable menace environnementale » qui détruit forêts, rivières et moyens de subsistance.

Ces mobilisations interviennent un an après des protestations similaires. Les participants demandent au gouvernement, en place depuis janvier dernier, de prendre des mesures plus fermes et durables. Certains manifestants ont mis en garde l’exécutif contre la répétition des « erreurs de l’administration précédente », jugeant les mesures actuelles « temporaires et insuffisantes ».

Un des protestataires a déclaré : « Nous craignons que, si l’attention du gouvernement se détourne, les mineurs illégaux reprendront leurs activités ». Plusieurs voix réclament la déclaration d’un état d’urgence dans les zones les plus affectées, une demande à laquelle le président John Dramani Mahama n’a pas donné suite pour l’instant.

Les experts en environnement tirent également la sonnette d’alarme : la poursuite du galamsey risque de provoquer la déforestation, la pollution des sources d’eau et des dommages considérables à l’agriculture, dont dépendent des millions de Ghanéens. Des associations soulignent en outre le lien entre l’expansion de cette activité clandestine et la pauvreté persistante dans les zones rurales, où de nombreux jeunes voient dans l’exploitation minière illégale une source de revenus rapide malgré ses risques.