Genève accueille deux cycles de négociations sur l’Iran et l’Ukraine

Rédaction : Sekou Kagné
La ville de Genève s’apprête à devenir, mardi prochain, l’un des principaux centres de l’activité diplomatique internationale. Selon des sources citées par Reuters et le site Axios, deux cycles distincts de négociations de haut niveau doivent s’y tenir, l’un consacré au dossier nucléaire iranien, l’autre à la guerre entre la Russie et l’Ukraine.
D’après Axios, une deuxième série de pourparlers nucléaires entre Washington et Téhéran est attendue dans la capitale diplomatique suisse, dans le but de parvenir à un accord susceptible d’éviter une nouvelle escalade militaire au Moyen-Orient. La médiation serait assurée par le ministre omanais des Affaires étrangères, Badr al-Busaidi, déjà impliqué dans les échanges préliminaires entre les deux parties.
La délégation américaine devrait comprendre l’émissaire pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff, ainsi que Jared Kushner, proche du président américain. Côté iranien, les discussions seraient menées par le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. Selon les mêmes sources, une note préparée par le chef de la diplomatie omanaise, à la suite d’un échange téléphonique avec la partie américaine, aurait été transmise aux responsables iraniens lors d’une visite récente à Mascate, afin d’en informer les plus hautes autorités de Téhéran.
En parallèle, Genève doit également accueillir, le même jour en soirée, des discussions qualifiées de « trilatérales » sur la guerre en Ukraine. Après leurs entretiens du matin avec les responsables iraniens, les représentants américains devraient participer à une réunion réunissant des délégués russes et ukrainiens. Cette initiative s’inscrit dans le cadre des efforts diplomatiques visant à mettre fin au conflit qui oppose Moscou et Kiev depuis près de quatre ans.
Début février, le Sultanat d’Oman avait déjà accueilli des négociations indirectes entre les États-Unis et l’Iran. À l’issue de ces échanges, le président américain avait annoncé la tenue de nouvelles discussions « au début de la semaine suivante », sans préciser de date exacte.
Le dossier nucléaire demeure au cœur des tensions entre l’Iran et les puissances occidentales. Les États-Unis et Israël accusent Téhéran de chercher à se doter de l’arme nucléaire, une accusation rejetée par les autorités iraniennes, qui affirment que leur programme vise exclusivement des objectifs civils, notamment la production d’électricité. L’Iran exige de son côté la levée des sanctions économiques en échange de limitations sur ses activités nucléaires et avertit qu’il répondra à toute attaque visant son territoire.



