L’Espagne refuse l’usage de ses bases contre l’Iran et s’attire les critiques d’Israël

Rédaction: Africa Eye
L’Espagne a interdit aux États-Unis d’utiliser ses bases militaires situées sur le territoire espagnol pour mener des opérations contre l’Iran. Selon plusieurs sources concordantes, des avions ravitailleurs américains auraient quitté les installations militaires espagnoles à la suite de cette décision.
Madrid a ainsi marqué une ligne rouge claire concernant l’usage de ses infrastructures stratégiques dans le cadre de l’escalade militaire actuelle au Moyen-Orient. Les bases de Rota et de Morón, régulièrement utilisées dans le cadre de la coopération militaire hispano-américaine, se retrouvent au cœur de cette décision politique à forte portée diplomatique.
Réaction israélienne virulente
En réaction, le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, a accusé l’Espagne « de se ranger du côté de l’Iran » et de « soutenir les tyrans du monde ». Des déclarations qui traduisent la tension croissante entre Madrid et Tel-Aviv depuis le déclenchement des frappes.
Une position isolée en Europe
À ce stade, l’Espagne apparaît comme le seul pays de l’Union européenne à s’être ouvertement opposé aux frappes américaines et israéliennes en Iran. Cette position s’inscrit dans la ligne diplomatique défendue par le gouvernement espagnol, favorable à la désescalade et au respect du droit international.
Cette décision pourrait toutefois avoir des répercussions sur les relations bilatérales entre Madrid et Washington, dans un contexte de coopération militaire historique entre les deux pays au sein de l’OTAN.



