Le Qatar et la France appellent à cesser les attaques contre les infrastructures énergétiques et hydriques

Rédaction : Africa Eye
L’émir du Qatar, Tamim bin Hamad Al Thani, et le président de France, Emmanuel Macron, ont appelé à mettre fin aux attaques visant les infrastructures énergétiques et hydriques, qu’ils considèrent comme une menace directe pour la stabilité régionale.
Cet appel a été formulé à l’issue d’un échange téléphonique entre les deux dirigeants, intervenu après une attaque attribuée à Iran contre la zone industrielle de Ras Laffan, un site stratégique pour la production de gaz.
Au cours de cet entretien, l’émir du Qatar a insisté sur la nécessité d’un arrêt immédiat de l’escalade et d’un renforcement des efforts diplomatiques afin d’éviter une extension du conflit.
De son côté, Emmanuel Macron a souligné l’urgence de parvenir à une désescalade rapide, notamment face aux attaques visant les infrastructures civiles, en particulier les installations liées à l’énergie et à l’eau. Il a également insisté sur la nécessité de protéger les populations civiles ainsi que la sécurité des approvisionnements énergétiques.
Dans ce contexte, des installations gazières situées dans le champ de South Pars, dans la région d’Assalouyeh au sud de l’Iran, ont été visées par des frappes de missiles, selon des médias iraniens, qui ont fait état de dégâts touchant des réservoirs et des infrastructures de traitement.
Par ailleurs, les autorités qataries ont indiqué que les services de la défense civile étaient parvenus à maîtriser les incendies survenus dans la zone industrielle de Ras Laffan après les attaques signalées.
Dans un message publié sur la plateforme X, le président français a indiqué s’être également entretenu avec le président des États-Unis, Donald Trump, réaffirmant que « l’intérêt commun » réside dans un arrêt immédiat des frappes visant les infrastructures civiles, en particulier celles liées à l’énergie et à l’eau.
Ces développements interviennent dans un contexte de conflit en cours depuis fin février, marqué par des frappes et contre-frappes entre plusieurs acteurs régionaux et internationaux, alimentant les inquiétudes quant à la sécurité des installations stratégiques et à la stabilité énergétique mondiale.



