L’Union européenne défend la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz

9 avril 2026

Rédaction : Africa Eye

L’Union européenne a réaffirmé, jeudi, son opposition à toute tentative d’imposer des frais de transit dans le détroit d’Ormuz, soulignant le principe fondamental de la liberté de navigation dans ce passage maritime stratégique.

S’exprimant au nom de l’Union, le porte-parole Anouar El Anouni a rappelé que le droit international garantit la libre circulation dans les voies maritimes internationales, excluant ainsi toute forme de taxation ou de redevance. Il a insisté sur le fait que le détroit d’Ormuz constitue, à l’instar des autres routes maritimes, un bien commun de l’humanité, dont l’accès doit rester libre et non entravé.

Dans le même esprit, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a jugé « inacceptable » toute idée de tarification du passage dans ce corridor maritime, estimant qu’une telle mesure constituerait une violation du droit international. Il a rappelé que la liberté de navigation dans les eaux internationales représente un droit universel qui ne saurait être soumis à des contraintes financières.

Ces prises de position interviennent après l’évocation par le président américain Donald Trump d’un projet de gestion conjointe du détroit, incluant un système de redevances pour les navires.

Depuis le déclenchement du conflit au Moyen-Orient le 28 février, l’Iran a fortement perturbé le trafic dans le détroit d’Ormuz, affectant les flux mondiaux de pétrole, de gaz naturel liquéfié et d’engrais.

Malgré l’annonce récente d’un cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran, la circulation maritime demeure fortement restreinte dans cette zone, illustrant la fragilité persistante de la situation.