Abidjan hausse le ton après la condamnation d’un journaliste ivoirien au Niger

27 novembre 2025

Rédaction: Africa Eye

La condamnation du journaliste ivoirien Serge Mathurin Adou au Niger a déclenché une série de démarches diplomatiques de la part d’Abidjan, qui affirme suivre le dossier de près et cherche à obtenir une grâce ou un allègement de peine.

Un tribunal de la capitale nigérienne a condamné Adou à deux ans de prison ferme pour « atteinte à la sûreté de l’État », l’accusant d’avoir hébergé un ancien officier burkinabè soupçonné d’implication dans une tentative de déstabilisation.
Le journaliste a rejeté ces accusations tout au long du procès, affirmant qu’il ignorait l’identité réelle de la personne qu’il avait aidée et niant tout lien avec un projet politique ou sécuritaire.

Mobilisation interne et pression diplomatique

L’affaire a suscité une forte mobilisation en Côte d’Ivoire, où les autorités ont demandé une intervention diplomatique rapide afin de protéger leur ressortissant. Abidjan insiste sur le respect des droits d’Adou et la garantie d’un procès équitable, rappelant que la défense de ses citoyens à l’étranger relève de ses responsabilités souveraines.

Cette affaire intervient dans un contexte régional particulièrement sensible, marqué par des défis sécuritaires et une coopération fragile entre les pays d’Afrique de l’Ouest.
Selon plusieurs observateurs, la condamnation du journaliste met en lumière la fragilité des relations entre le Niger et la Côte d’Ivoire, alors que les inquiétudes liées aux tentatives de déstabilisation de la région sont en hausse.