Malawi : les frais des lycées publics supprimés à partir de 2026

Rédaction : Africa Eye
Le gouvernement du Malawi a annoncé la suppression des frais de base dans les lycées publics à compter du 1er janvier 2026, une mesure destinée à élargir l’accès à l’enseignement secondaire. Le Ministère de l’Éducation du Malawi a précisé que la décision couvre notamment les frais d’examens et de cartes d’identité auparavant perçus par le Conseil national des examens, ainsi que le fonds de développement des établissements et d’autres contributions appliquées dans les lycées publics de jour.
Désormais, aucun paiement ne sera exigé des élèves inscrits dans ces établissements. Le secrétaire permanent du ministère, Ken Ndala, a qualifié la mesure d’« étape importante » pour le développement du capital humain, en cohérence avec la vision de développement à long terme du pays.
La réforme ne concerne toutefois pas les internats publics, qui continueront à facturer les frais d’hébergement. Les établissements privés conserveront également leurs grilles tarifaires. Pour les écoles relevant de l’Association des éducateurs chrétiens, seules les charges liées à l’hébergement resteront à la charge des familles, les subventions publiques couvrant les autres coûts.
Les autorités ont indiqué que les financements nécessaires avaient été débloqués avant la reprise du deuxième trimestre, intervenue le 5 janvier, et que d’autres versements étaient attendus au cours du mois. Le ministère a par ailleurs annoncé des recrutements supplémentaires d’enseignants au titre de l’exercice budgétaire 2026-2027 afin d’accompagner l’extension du système.
Le Malawi fait face depuis plusieurs années à de faibles taux de scolarisation au secondaire et à des niveaux élevés de décrochage scolaire, sur fond de ressources limitées. Si l’enseignement primaire est gratuit depuis 1994, les coûts du secondaire ont longtemps constitué un obstacle pour de nombreuses familles.
Des spécialistes de l’éducation estiment que la suppression des frais représente une avancée vers une plus grande équité, tout en soulignant les défis à venir. Ils alertent notamment sur les risques de surpopulation des classes, le manque d’enseignants qualifiés et les insuffisances d’infrastructures, qui pourraient limiter l’impact de la réforme en l’absence de mesures complémentaires.



