Infrastructures modernes et affluence record : le Maroc signe une CAN historique

3 janvier 2026

Rédaction: Widad WAHBI

La Coupe d’Afrique des nations 2025, organisée au Maroc, est en passe de s’imposer comme l’une des éditions les plus réussies de l’histoire de la compétition. À la fois vitrine d’infrastructures modernes et théâtre d’un engouement populaire massif, le tournoi affiche des indicateurs qui dépassent largement ceux des éditions précédentes, tant sur le plan organisationnel que sur celui de l’affluence.

Dès les premières rencontres, la CAN a attiré l’attention par un dispositif inédit : neuf stades répartis sur six villes, dont plusieurs enceintes de nouvelle génération construites ou rénovées dans des délais record. À Rabat, les stades Prince Moulay Abdellah, Moulay Hassan, l’Olympique et le stade de la Ville incarnent cette montée en gamme, régulièrement saluée par les observateurs et les instances continentales.

Sur le plan populaire, les matches de la sélection marocaine ont constitué le principal moteur de l’affluence durant la phase de groupes. Les trois rencontres des Lions de l’Atlas ont rassemblé près de 186 556 spectateurs, avec des tribunes combles face aux Comores, à la Zambie et au Mali. Cet engouement ne s’est toutefois pas limité au pays hôte. Plusieurs affiches ont également enregistré des chiffres élevés, notamment Sénégal–Congo et Égypte–Afrique du Sud, chacune au-delà des 40 000 spectateurs.

Certaines enceintes ont particulièrement marqué les esprits, à l’image du stade Adrar d’Agadir, dont les gradins ont affiché complet lors du match Égypte–Afrique du Sud, déjouant les prévisions initiales. De manière générale, de nombreuses rencontres de la phase de groupes ont dépassé les seuils de 25 000 à 30 000 spectateurs, confirmant une dynamique constante.

À l’approche des phases à élimination directe, la pression sur la billetterie s’accentue. Plusieurs rencontres affichent déjà complet, notamment celles impliquant le Maroc et l’Algérie. Les huitièmes de finale se disputeront sur huit stades, avant une concentration progressive des matches : quatre enceintes pour les quarts de finale (Tanger, Rabat, Agadir et Marrakech), deux pour les demi-finales, puis Casablanca pour le match de classement et Rabat pour la finale programmée le 18 janvier.

Selon des spécialistes, le choix d’un stade par match permet une comptabilisation plus précise de l’affluence, contrairement à certaines éditions antérieures où plusieurs rencontres se succédaient dans une même enceinte. L’analyste de données sportives Youssef Saoud estime que la CAN 2025 pourrait accueillir entre 1,4 et 1,5 million de spectateurs, un record historique. Il souligne toutefois que la programmation hivernale prive la compétition d’un potentiel supplémentaire estimé entre 350 000 et 400 000 entrées.

Au-delà des chiffres, cette édition se distingue par l’atmosphère dans les tribunes. Les supporters des 24 sélections participantes ont largement contribué à l’identité singulière de la CAN, faisant des stades marocains des espaces de célébration culturelle autant que sportive. Les supporters marocains, sénégalais, congolais, tunisiens, algériens, égyptiens ou ivoiriens ont animé les tribunes avec une ferveur saluée sur le plan continental et international.

La phase de groupes, qui s’est achevée il y a deux jours, a donné lieu à 36 rencontres et 87 buts inscrits, l’un des bilans offensifs les plus élevés de ces dernières années. Autant d’éléments qui confirment que le Maroc est en train de signer une édition de référence de la Coupe d’Afrique des nations, appelée à marquer durablement l’histoire du football africain.