Trump affirme que l’Iran souhaite négocier, sans exclure une option militaire

Rédaction : Africa Eye
Le président américain Donald Trump a déclaré que l’Iran souhaitait engager des négociations avec les États-Unis, tout en laissant entendre qu’une intervention militaire restait une option si la situation continuait de se détériorer.
S’exprimant dimanche soir devant des journalistes à bord de l’avion présidentiel, Trump a affirmé que Téhéran avait pris contact avec son administration en vue de discussions et qu’une rencontre avec des responsables iraniens était en préparation. Il a toutefois précisé qu’aucune option n’était exclue avant la tenue d’un éventuel dialogue.
Le président américain a estimé que les autorités iraniennes avaient franchi une « ligne rouge » concernant la répression des manifestations en cours, ajoutant que l’armée américaine étudiait des « options très fortes ». Ces déclarations interviennent alors que l’Organisation des droits humains en Iran, basée en Norvège, a annoncé avoir confirmé la mort d’au moins 192 manifestants depuis le début du mouvement de protestation, tout en avertissant que le bilan réel pourrait être nettement plus élevé.
Selon cette organisation, la répression constitue une « grave violation des droits humains ». Elle fait également état de plus de 2 600 arrestations depuis le début des manifestations.
Les protestations ont débuté le 28 décembre à Téhéran par une grève des commerçants du grand bazar, en réaction à la dégradation de la situation économique et à la chute de la monnaie nationale. Le mouvement s’est rapidement étendu à d’autres villes et a pris une dimension politique, avec des slogans hostiles aux autorités.
En réponse, les autorités iraniennes ont restreint l’accès à Internet depuis plus de 72 heures, selon l’organisation NetBlocks. Elles ont également décrété trois jours de deuil national en hommage aux membres des forces de sécurité tués lors des troubles.
De son côté, le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a averti que toute frappe américaine contre l’Iran entraînerait des représailles visant des bases et des navires américains dans la région.
Le président iranien Massoud Pezeshkian a appelé la population à participer à des « marches de résistance » à travers le pays, dénonçant des actes de violence attribués à des « groupes terroristes ». Les autorités iraniennes affirment comprendre les revendications économiques des manifestants, mais accusent des puissances étrangères, notamment les États-Unis et Israël, d’alimenter les troubles.
Dans le même temps, Reza Pahlavi, fils du dernier chah d’Iran et figure de l’opposition en exil, a exhorté les forces de sécurité à se ranger du côté de la population, appelant à une rupture avec le pouvoir en place.
Malgré les affirmations officielles évoquant un retour progressif au calme, des images diffusées sur les réseaux sociaux montrent la poursuite de rassemblements dans plusieurs villes, dont Téhéran et Machhad. Des organisations de défense des droits humains font également état d’hôpitaux saturés et de pénuries de sang, tandis que des manifestations de solidarité ont eu lieu à l’étranger, notamment à Paris, Londres et Vienne.



