Toute attaque contre Ali Khamenei serait une « guerre totale contre la nation », avertit le président iranien

Rédaction: Africa Eye ( Avec AFP)
Le président iranien Massoud Pezeshkian a mis en garde, dimanche, contre toute action militaire visant le guide suprême Ali Khamenei, affirmant qu’une telle attaque serait assimilée à une « guerre totale contre la nation iranienne ». Cette déclaration intervient dans un contexte de fortes tensions entre Téhéran et Washington, alors que l’Iran est secoué par des manifestations meurtrières.
Dans un message publié sur la plateforme X, Massoud Pezeshkian a prévenu que la réponse de l’Iran à « toute agression injuste » serait « sévère et regrettable ». Il a explicitement évoqué le risque d’une escalade majeure si le guide suprême venait à être ciblé.
Ces déclarations font suite aux propos de l’ayatollah Ali Khamenei, qui a appelé samedi les autorités iraniennes à « briser le dos des séditieux », après plusieurs semaines de répression des manifestations antigouvernementales. Selon des responsables iraniens, plus de 5 000 personnes auraient été tuées depuis le début du mouvement de contestation, déclenché fin décembre par la flambée de l’inflation et la détérioration des conditions économiques sous l’effet des sanctions internationales.
Le guide suprême a accusé le président américain Donald Trump d’être responsable des victimes et des destructions, estimant que Washington portait la responsabilité directe des accusations portées contre la nation iranienne.
De son côté, Donald Trump a menacé d’une « action très forte » si l’Iran procédait à l’exécution de manifestants. Les autorités iraniennes ont confirmé que certaines personnes arrêtées lors des troubles pourraient être condamnées à mort, notamment sous l’accusation de « Mohareb », un terme juridique islamique signifiant « mener la guerre contre Dieu », passible de la peine capitale en droit iranien.
Dans une interview accordée à Politico, le président américain a également déclaré qu’il était « temps de chercher une nouvelle gouvernance en Iran », alimentant davantage les tensions diplomatiques entre les deux pays.



