Madrid accueille des consultations diplomatiques autour du Sahara marocain

Rédaction : Africa Eye
Le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, reçoit ce samedi à Madrid ses homologues algérien et mauritanien dans le cadre de réunions bilatérales consacrées aux dossiers régionaux, dont celui du Sahara marocain, ont indiqué des sources du ministère espagnol des Affaires étrangères.
Selon ces sources, José Manuel Albares doit rencontrer en début d’après-midi le ministre mauritanien des Affaires étrangères, Mohamed Salem Ould Merzouk, au siège du ministère, au palais de Viana. Il s’entretiendra ensuite avec le chef de la diplomatie algérienne, Ahmed Attaf.
Le ministère espagnol a également indiqué que d’autres réunions bilatérales sont prévues dans les prochains jours avec plusieurs responsables étrangers présents à Madrid à l’occasion d’une rencontre multilatérale.
Une réunion élargie sur le Sahara marocain
Selon des informations publiées par le média espagnol El Confidencial, des délégations du Maroc, du Front Polisario, de l’Algérie et de la Mauritanie doivent se réunir dimanche à Madrid, sous médiation américaine, afin d’examiner l’avenir du Sahara marocain.
Le Maroc défend depuis plusieurs années un plan d’autonomie sous sa souveraineté, présenté comme une solution politique réaliste et durable à ce différend régional. Cette initiative a reçu un appui international croissant, notamment après l’adoption, le 31 octobre dernier, d’une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies estimant qu’« une autonomie véritable pourrait représenter la solution la plus viable » au dossier.
Soutiens internationaux au plan d’autonomie
Le 29 janvier dernier, l’Union européenne a, à son tour, estimé qu’une future solution pour le Sahara marocain garantissant l’autodétermination du peuple sahraoui devait s’inscrire dans le cadre du plan d’autonomie proposé par le Maroc, afin de parvenir à « une solution juste, durable et mutuellement acceptable ».
Depuis 2022, le gouvernement espagnol soutient officiellement cette approche, considérant la proposition marocaine comme « la base la plus sérieuse, crédible et réaliste » pour régler le différend autour de l’ancienne colonie espagnole.



