Rwanda : « Pas de développement sans sécurité », affirme le chef de la diplomatie

14 février 2026

Rédaction : Tendai Zola

Le ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, a affirmé que la participation de son pays au 39e Sommet de l’Union africaine, organisé à Addis-Abeba, s’inscrit dans une vision alignée sur les priorités stratégiques du continent, notamment la mise en œuvre de l’Agenda 2063.

Intervenant depuis le siège de l’Union africaine, le chef de la diplomatie rwandaise a souligné que la sécurité, la paix et l’intégration économique constituent des piliers essentiels pour bâtir une Afrique compétitive à l’échelle internationale. Selon lui, le renforcement de la coopération entre États africains demeure la clé pour atteindre cet objectif commun.

La 39e session ordinaire du Sommet de l’Union africaine s’est ouverte samedi dans la capitale éthiopienne en présence du secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres. Les chefs d’État et de gouvernement y examinent plusieurs dossiers majeurs, notamment les questions sécuritaires, climatiques et les efforts visant à mettre fin aux conflits internes sur le continent.

Pour Kigali, aucune dynamique de développement durable ne peut être envisagée en l’absence de stabilité. « Il ne peut y avoir de développement sans sécurité », a insisté le ministre, rappelant que plusieurs régions africaines demeurent confrontées à des crises persistantes.

Il a plaidé pour un changement d’approche, passant d’une gestion réactive des conflits à une stratégie axée sur leur prévention. Cela implique, selon lui, de traiter les causes profondes des tensions, telles que les déficits de gouvernance et les fragilités structurelles.

Ignorer ces racines, a-t-il averti, entraîne de lourdes conséquences humanitaires et compromet les ambitions économiques du continent. La stabilisation des États constitue ainsi un préalable indispensable à la réussite des projets d’intégration régionale, en particulier la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

Le sommet, prévu sur deux jours, doit aboutir à des orientations communes visant à consolider la paix et à accélérer l’intégration économique africaine dans un contexte international marqué par des défis géopolitiques croissants.