Le Ghana demande à l’ONU de garantir la sécurité de ses soldats au Liban

Rédaction: Africa Eye
Le Ghana a appelé les Nations unies à garantir la sécurité de ses soldats déployés au Liban, après une attaque à la roquette visant une position de son contingent au sein de la Force intérimaire des Nations unies au Liban.
Selon l’armée ghanéenne, l’attaque s’est produite vendredi et a touché le quartier général du bataillon ghanéen intégré à la mission de maintien de la paix. Deux soldats ont été grièvement blessés, tandis qu’un troisième a subi un choc psychologique.
Les forces armées ghanéennes ont indiqué que le ministère des Affaires étrangères du pays avait déposé une protestation officielle auprès de l’ONU à New York, demandant des mesures concrètes pour assurer la protection des soldats engagés dans les opérations de maintien de la paix.
Accra a rappelé que sa participation aux missions des Nations unies s’inscrit dans son engagement en faveur de la paix et de la sécurité internationales, mais a insisté sur le fait que la sécurité de ses troupes devait constituer une priorité absolue.
Le gouvernement ghanéen a souligné que le ciblage de ses soldats suscite de sérieuses inquiétudes et pose la question de la capacité de l’organisation internationale à protéger les forces de maintien de la paix déployées dans des zones de conflit.
Malgré ces préoccupations, le ministère des Affaires étrangères a affirmé que le Ghana ne remettrait pas en cause son engagement dans les opérations de paix, tout en attendant de l’ONU des garanties concrètes pour la sécurité de ses militaires. L’armée n’a toutefois pas précisé quelle partie était responsable du tir de roquette.
Cet incident intervient dans un contexte de fortes tensions régionales, alors que le Liban est de plus en plus impliqué dans les confrontations liées à l’escalade militaire entre Israël et le Hezbollah. Cette situation complique la mission de la force onusienne et accroît les risques pour ses contingents.
Pour de nombreux observateurs, l’appel lancé par le Ghana s’inscrit dans un débat plus large sur l’avenir et la sécurité des missions de maintien de la paix de l’ONU dans les zones de conflit.



