Journée mondiale du rhinocéros : l’Afrique du Sud en première ligne contre le braconnage

22 septembre 2025

Rédaction : Tendai Zola

Chaque année, la Journée mondiale du rhinocéros rappelle l’urgence de protéger ces géants de la savane, menacés d’extinction par un braconnage persistant.

L’Afrique du Sud, qui abrite la plus grande population mondiale de rhinocéros noirs et blancs, se trouve au cœur de ce combat. Véritable sanctuaire, le pays fait face à une double réalité : d’un côté, un succès remarquable en matière de conservation, de l’autre, une pression constante de réseaux criminels organisés.

À la réserve de Dinokeng, où les rhinocéros évoluent sous haute protection, la sécurité demeure un sujet sensible. « Nous représentons la dernière ligne verte qui protège les rhinocéros de l’extinction », affirme Marius Fuls, moniteur de la faune sauvage. Mais il rappelle que la lutte contre le braconnage ne se limite pas à des consignes : elle exige une vigilance de tous les instants, de la persévérance et une conviction inébranlable.

La Fondation Peace Parks confirme ce constat. « L’Afrique du Sud a toujours été en pointe en matière de conservation. Nos institutions partenaires figurent parmi les plus performantes du monde, mais cette réussite nous a aussi placés dans la ligne de mire du braconnage et de la criminalité organisée », explique Gillian Rhodes.

Les données récentes dressent un tableau à la fois encourageant et préoccupant. Selon la Fondation internationale du rhinocéros, la population mondiale compte environ 26 700 individus, dont quelque 2 000 rhinocéros noirs et 12 000 à 13 000 rhinocéros blancs en Afrique du Sud. Rien qu’en 2024, 420 rhinocéros ont été tués par des braconniers, principalement sur des terres publiques.

Pourtant, grâce à la mobilisation des gardes forestiers, à l’implication des communautés locales et au soutien international, un espoir demeure. La survie des rhinocéros dépend désormais d’une coopération renforcée et d’un engagement durable, afin que ces animaux majestueux continuent de peupler les savanes africaines pour les générations futures.