Journée mondiale du gorille: entre préservation et espoir dans les forêts d’Afrique centrale

24 septembre 2025

Rédaction: Safae Fathi

Les gorilles captivent l’attention mondiale alors que la Journée mondiale du gorille, instaurée en 2017 pour célébrer le 50ᵉ anniversaire du centre d’étude des gorilles fondé par Dian Fossey au Rwanda, rappelle l’urgence de leur protection. Ces primates, nos plus proches parents génétiques après les chimpanzés et les bonobos, trouvent dans la réserve naturelle de Bwindi en Ouganda un sanctuaire vital abritant 459 individus. Inscrite au Patrimoine mondial de l’Unesco, cette forêt offre un habitat indispensable à une population mondiale qui dépasse à peine les 1 000 gorilles répartis entre l’Ouganda, le Rwanda et la République démocratique du Congo.

Le tourisme constitue un levier essentiel pour la conservation. Les visiteurs paient en moyenne 800 dollars pour un permis d’observation, et une partie de ces revenus bénéficie aux communautés locales à travers des projets éducatifs, sanitaires et d’accès à l’eau. Cette approche crée des alternatives économiques à la chasse illégale et encourage la protection des gorilles. Philemon Mujuni, ancien braconnier devenu défenseur de la faune, témoigne de l’évolution positive de la population des gorilles grâce à la surveillance active des gardes forestiers et à l’engagement des habitants, démontrant que la collaboration locale est cruciale pour préserver ces espèces.

La présence quotidienne des rangers assure le suivi et la sécurité des gorilles, tandis que les visiteurs accompagnés de porteurs locaux génèrent des revenus complémentaires pour les communautés avoisinantes. Depuis 2018, la population des gorilles de montagne a dépassé 1 000 individus, marquant un retour significatif pour une espèce qui frôlait l’extinction. À Bwindi, chaque rencontre avec ces primates suscite émotion et respect, illustrant la cohabitation harmonieuse rendue possible par la vigilance des gardes et l’engagement communautaire. La Journée mondiale du gorille souligne ces progrès et rappelle que la survie de ces grands singes dépend de l’implication collective et continue de tous.