Pedro Sánchez : l’intégrité territoriale de l’Ukraine, de Gaza et du Venezuela est non négociable

Rédaction : Aminata Diallo
Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, a affirmé que l’intégrité territoriale de l’Ukraine, de la bande de Gaza et du Venezuela constituait un principe « non négociable », tout en condamnant fermement ce qu’il a qualifié de violations du droit international au Venezuela.
Dans un message publié lundi sur la plateforme X, Pedro Sánchez a rappelé que le respect de la souveraineté des États et de leur unité territoriale est un fondement essentiel des relations internationales. Il a souligné que ce principe s’applique sans exception, « de l’Ukraine à Gaza, y compris le Venezuela ».
Ces déclarations interviennent après l’annonce, samedi, par le président américain Donald Trump d’une opération contre le Venezuela ayant conduit à l’arrestation du président Nicolás Maduro et de son épouse, Cilia Flores, transférés à New York en vue de poursuites judiciaires. Washington a affirmé vouloir superviser la situation dans le pays jusqu’à la mise en place d’une transition du pouvoir jugée « sûre et appropriée ».
Dossier Groenland
Pedro Sánchez s’est également exprimé sur les récentes déclarations de Donald Trump concernant la nécessité, selon lui, pour les États-Unis de contrôler le Groenland pour des raisons de sécurité nationale. Le chef du gouvernement espagnol a rejeté ces propos, réaffirmant l’attachement de l’Espagne au multilatéralisme et à l’Organisation des Nations unies, tout en exprimant sa solidarité avec le Danemark et le peuple groenlandais.
Dans une communication adressée aux membres de son parti socialiste, Sánchez a de nouveau dénoncé les atteintes au droit international au Venezuela, faisant référence à l’intervention américaine et à l’arrestation des dirigeants vénézuéliens.
L’Espagne abrite l’une des plus importantes communautés vénézuéliennes à l’étranger, comprenant des figures de l’opposition telles qu’Edmundo González et Leopoldo López. Dans ce contexte, près d’un millier de manifestants se sont rassemblés devant l’ambassade des États-Unis à Madrid pour dénoncer ce qu’ils ont qualifié « d’agression impérialiste » contre le Venezuela. Des drapeaux de formations politiques de gauche espagnoles, ainsi que le drapeau vénézuélien, ont été brandis lors de la mobilisation.



