Davos : Donald Trump officialise le Conseil de paix et dévoile ses 22 membres fondateurs

Rédaction: Sekou Kagné
Le président américain Donald Trump a officiellement lancé, jeudi à Davos, le Conseil de paix, une nouvelle instance internationale voulue par Washington. La charte fondatrice a été signée en marge du Forum économique mondial, en présence d’une vingtaine de dirigeants. « La charte est désormais en vigueur et le Conseil de paix est une organisation internationale officielle », a déclaré Karoline Leavitt, porte-parole de la Maison Blanche.
Selon les autorités américaines, 22 pays constituent le noyau des membres fondateurs de ce nouvel organe, dont l’adhésion permanente est assortie d’une contribution financière annoncée à 1 milliard de dollars. Les États fondateurs cités par la Maison Blanche sont : Arabie saoudite, Argentine, Arménie, Azerbaïdjan, Bahreïn, Bulgarie, Égypte, Émirats arabes unis, États-Unis, Hongrie, Indonésie, Jordanie, Kazakhstan, Kosovo, Maroc, Mongolie, Pakistan, Paraguay, Qatar, Turquie et Ouzbékistan.
La Maison Blanche affirme par ailleurs qu’environ 35 dirigeants ont déjà accepté de rejoindre le Conseil, sur une cinquantaine d’invitations envoyées. Parmi eux figure le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, absent à Davos. La participation du président russe Vladimir Poutine demeure incertaine : Donald Trump a évoqué une acceptation, aussitôt démentie par Moscou, qui indique « étudier la proposition ».
À l’inverse, France, Norvège et le Royaume-Uni ont décliné l’invitation. Présentée par Donald Trump comme une alternative aux mécanismes multilatéraux existants, l’initiative suscite déjà des débats sur sa portée, sa gouvernance et son articulation avec les institutions internationales.



