Téhéran renforce ses dispositifs de préparation aux situations de crise

Rédaction : Adjoa Nanyé
Les autorités de Téhéran ont annoncé une série de mesures visant à renforcer la préparation de la capitale iranienne aux situations d’urgence, incluant l’extension du réseau de refuges et la mise en place de dispositifs destinés à assurer la continuité de l’enseignement en cas de crise.
Selon Ali Nasiri, responsable de l’Organisation de gestion des crises de Téhéran, un inventaire des abris existants a été réalisé. Il a indiqué qu’environ 518 anciens abris situés dans des établissements scolaires avaient été recensés, dont seulement 20 % seraient susceptibles d’être réhabilités.
Les autorités municipales ont également validé l’utilisation de 82 stations de métro comme refuges d’urgence. Celles-ci font actuellement l’objet d’aménagements comprenant l’installation de sanitaires, de réserves d’eau et de nourriture, ainsi que de dispositifs de signalisation dédiés. Par ailleurs, plus de 300 espaces souterrains, incluant des parkings et des complexes publics, ont été identifiés. Selon les responsables, ces infrastructures pourraient accueillir jusqu’à 2,5 millions de personnes une fois les préparatifs achevés.
Continuité de l’enseignement
De son côté, le maire de Téhéran, Alireza Zakani, a indiqué que la municipalité travaillait à la transformation de parkings souterrains en abris accessibles aux habitants de chaque quartier en cas de besoin. Il a précisé que les autorités n’avaient pas l’intention de s’engager dans un conflit, tout en soulignant la nécessité d’être prêtes à faire face à toute éventualité.
Le porte-parole du ministère iranien de l’Éducation, Ali Farhadi, a confirmé l’existence d’un plan opérationnel visant à garantir la poursuite de l’enseignement en cas de circonstances exceptionnelles. Il a assuré que des consignes avaient été transmises aux établissements scolaires et a appelé à ne pas céder à la dramatisation de la situation.
En cas de risque, l’enseignement serait assuré via la plateforme éducative Shad, la chaîne de télévision éducative nationale, ainsi que par des supports pédagogiques hors ligne. Il a également rappelé que, lors d’un précédent épisode de tensions qualifié de « guerre de 12 jours », certaines écoles dotées de refuges avaient été réhabilitées afin de pouvoir être utilisées en cas de nécessité.



