Congo : Denis Sassou Nguesso candidat à la présidentielle du 15 mars

6 février 2026

Rédaction : Sekou Kagné

Le président congolais Denis Sassou Nguesso sera candidat à l’élection présidentielle prévue le 15 mars prochain en République du Congo, confirmant ainsi sa volonté de briguer un cinquième mandat à la tête de l’État.

Âgé de 82 ans, le chef de l’État a levé toute ambiguïté sur ses intentions jeudi 5 février, en marge d’une foire agricole organisée à Ignié, à une soixantaine de kilomètres de Brazzaville. Investi officiellement par son parti, le Parti congolais du travail (PCT), dès le mois de janvier, Denis Sassou Nguesso s’est depuis engagé dans une série de déplacements à travers le pays, assimilés par ses détracteurs à une campagne électorale anticipée.

Lors de ces tournées, le président met en avant un ouvrage promotionnel retraçant les principaux chantiers de son mandat 2021-2026, tout en exposant les grandes lignes de son programme pour un nouveau quinquennat, en cas de réélection. Au pouvoir depuis plus de quatre décennies, à l’exception d’une parenthèse entre 1992 et 1997, il apparaît largement favori d’un scrutin marqué par l’absence d’une opposition structurée et crédible.

Cette nouvelle candidature intervient dans un contexte économique et social délicat. Le pays fait face à un fort endettement, à une croissance fragile et à des tensions sociales persistantes dans plusieurs secteurs publics et parapublics. De leur côté, des organisations non gouvernementales continuent de dénoncer des pratiques de corruption au sommet de l’État.

Dernier épisode en date, un groupe pétrolier norvégien a récemment été accusé d’avoir versé des millions de dollars de pots-de-vin au président et à des membres de sa famille. Des accusations fermement rejetées par les autorités congolaises, le porte-parole du gouvernement, Thierry Moungalla, les qualifiant de « boule puante ».

Sauf surprise majeure, Denis Sassou Nguesso devrait ainsi prolonger un règne déjà parmi les plus longs du continent africain, dans un climat politique où la continuité semble l’emporter sur l’alternance.