Le Royaume-Uni obtient l’accord de la RDC pour la reprise de migrants en situation irrégulière

Rédaction : Aya Selene
La République démocratique du Congo a accepté de coopérer avec le Royaume-Uni pour le retour de migrants entrés sur le territoire britannique sans autorisation légale, devenant ainsi le troisième pays africain à céder après des menaces de restrictions en matière de visas.
La décision intervient après un avertissement lancé fin décembre par la ministre britannique de l’Intérieur, Shabana Mahmood, qui avait dénoncé le manque de coopération de Kinshasa dans la réadmission de ses ressortissants n’ayant pas le droit de rester au Royaume-Uni, y compris des personnes condamnées pour des infractions pénales. Londres avait alors brandi la menace de sanctions diplomatiques et migratoires.
Dans ce cadre, le gouvernement britannique avait suspendu le régime préférentiel accordé aux diplomates et personnalités congolaises, tout en mettant fin à la délivrance accélérée de visas pour les ressortissants de la RDC. Ces mesures visaient à exercer une pression directe sur les autorités congolaises afin d’obtenir leur collaboration.
Vendredi, le ministère britannique de l’Intérieur a confirmé que la République démocratique du Congo avait finalement accepté de coopérer. Shabana Mahmood a salué cette évolution tout en rappelant la fermeté de la position britannique : « Mon message est clair : les gouvernements qui refusent de reprendre leurs citoyens s’exposeront à des conséquences. »
La RDC rejoint ainsi l’Angola et la Namibie, qui avaient annoncé en décembre leur disposition à accueillir leurs ressortissants après avoir été ciblées par des avertissements similaires de Londres. Cette stratégie s’inscrit dans la politique migratoire plus stricte du Royaume-Uni, qui cherche à renforcer les expulsions et à dissuader l’immigration irrégulière en conditionnant l’accès aux visas à la coopération des pays d’origine.



