« Trouvez votre pétrole vous-mêmes » : Trump attaque l’Europe et humilie le Royaume-Uni

Rédaction : Africa Eye
Le président américain Donald Trump a suscité de vives réactions en Europe après avoir critiqué publiquement plusieurs pays ayant refusé de s’associer à la guerre contre l’Iran, en visant notamment le Royaume-Uni et la France, dans un contexte de fortes tensions transatlantiques liées aux répercussions économiques du conflit et à la hausse des prix du pétrole.
Selon The Guardian, Donald Trump a appelé les gouvernements européens préoccupés par l’augmentation des prix de l’énergie à aller chercher eux-mêmes leur pétrole, y compris par la force via le détroit d’Ormuz. Ces propos ont contribué à accentuer les inquiétudes sur les marchés pétroliers.
Ces déclarations interviennent alors que plusieurs capitales européennes ont pris leurs distances avec les opérations militaires en cours. La France a empêché le survol de son espace aérien par des appareils israéliens transportant des armes, l’Italie a refusé un atterrissage d’urgence à des bombardiers américains en Sicile, tandis que l’Espagne a réaffirmé son refus de soutenir la guerre, en mettant en avant l’indépendance de sa position.
Le Royaume-Uni, bien qu’ayant autorisé l’utilisation de certaines bases, n’a pas échappé aux critiques du président américain. Donald Trump a estimé que les pays dépendants du pétrole transitant par le détroit d’Ormuz, comme la Grande-Bretagne, devraient acheter leur brut aux États-Unis ou faire preuve de fermeté pour sécuriser eux-mêmes leurs approvisionnements.
Sur le plan intérieur, l’administration Trump est confrontée à une pression croissante, marquée par la hausse des prix du carburant et les interrogations sur les conséquences d’un conflit qui se prolonge, alors même que Washington affirme poursuivre des discussions avec l’Iran.
Le journal britannique souligne également que plusieurs acteurs internationaux ont appelé à la désescalade. Parmi eux figurent le pape Léon XIV, ainsi que le Pakistan et la Chine, qui ont proposé une initiative conjointe visant à mettre fin à la guerre et à rouvrir le détroit d’Ormuz.
L’analyse met en avant une double pression pesant sur Donald Trump : d’un côté, la contestation interne liée aux effets économiques de la guerre ; de l’autre, la dégradation des relations avec des alliés européens qui refusent de s’aligner pleinement sur Washington et Tel-Aviv.
Dans le même esprit, un article publié par i Paper évoque un durcissement du ton de l’administration américaine. Le président américain y est décrit comme particulièrement virulent à l’égard du Royaume-Uni, tandis que le secrétaire à la Défense Pete Hegseth a lui aussi adopté un ton sévère envers certains alliés.
Lors de sa première conférence de presse depuis plusieurs semaines, Pete Hegseth a défendu la conduite des opérations contre l’Iran, tout en adressant de nouvelles critiques à des pays partenaires des États-Unis. Selon cette lecture, le Royaume-Uni a été l’une des principales cibles de ses remarques.
L’article estime enfin que cette rhétorique offensive pourrait être perçue comme le signe d’une fragilité plutôt que d’une position de force, dans la mesure où la mise en cause des alliés, en période de crise, risque d’accentuer l’érosion des partenariats internationaux de Washington.



