COP30 : l’OIM appelle à une meilleure protection des personnes déplacées par le climat

Rédaction : Aminata Diallo
À l’occasion de la COP30 à Belém, au Brésil, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a appelé les dirigeants mondiaux à renforcer la protection des populations les plus exposées à la crise climatique, notamment les migrants, les personnes déplacées, les peuples autochtones ainsi que les communautés locales et traditionnelles.
L’organisation rappelle que les inondations, vagues de chaleur, sécheresses et tempêtes déplacent chaque année des millions de personnes. La grande majorité ne franchit pas de frontière mais reste déplacée à l’intérieur de son propre pays, tout en étant contrainte de quitter son lieu de vie.
Les experts préviennent toutefois que, dans les années à venir, certains États pourraient être gravement menacés par la montée des eaux ou par la progression de zones devenues inhabitables en raison de la sécheresse.
À Belém, l’OIM exhorte les négociateurs à intégrer pleinement la question de la mobilité climatique dans les stratégies d’adaptation.
Ugochi Daniels, directrice générale adjointe de l’organisation, a souligné l’importance de développer des systèmes d’alerte précoce, des services de résilience et des moyens de subsistance dans les zones à haut risque afin de “soutenir le droit de rester”.
Elle a ajouté que nombre de personnes déplacées expriment avant tout le souhait de rentrer chez elles, même si leurs lieux de vie et leurs moyens d’existence ont été profondément affectés par les changements climatiques. Leur résilience, selon elle, doit donc être renforcée.
Daniels espère que la COP30 constituera un moment décisif, en particulier concernant les plans nationaux d’adaptation et le financement consacré aux pertes et dommages. Elle a estimé indispensable que les financements climatiques bénéficient réellement aux communautés locales, aux peuples autochtones et aux migrants.
Selon l’OIM, les politiques climatiques doivent placer la mobilité humaine au centre des discussions. L’organisation considère que la COP30 représente une importante occasion d’intégrer ces enjeux dans les négociations et dans les décisions finales.



