Le Parlement burkinabè réduit le nombre de jours fériés officiels

12 janvier 2026

Rédaction :  Sekou Kagné

L’Assemblée législative de transition du Burkina Faso a adopté une nouvelle loi réorganisant le calendrier des jours fériés officiels, réduisant leur nombre et reclassant plusieurs dates nationales en simples journées de commémoration. Les autorités affirment que cette réforme permettra une économie estimée à près de 16,88 milliards de francs CFA (environ 29,8 millions de dollars).

Le texte prévoit une réduction du nombre de jours fériés payés, qui passe de 15 à 11 par an, dans le but de limiter les coûts pour l’État et d’assurer la continuité des services publics. Il supprime également la disposition qui accordait un jour de congé supplémentaire lorsqu’un jour férié tombait un dimanche, une règle qui augmentait le nombre total de journées chômées.

Par ailleurs, plusieurs dates auparavant considérées comme des jours fériés ont été requalifiées en « journées de souvenir et de réflexion », conservant ainsi leur dimension symbolique sans entraîner d’interruption du travail.

Dans le même temps, la loi introduit le 15 mai, consacré aux coutumes et traditions, comme jour férié payé. Selon les autorités, cette décision vise notamment à réaffirmer le caractère laïc de l’État tout en valorisant le patrimoine culturel national.

Le ministre du Travail, Mathias Traoré, a expliqué que la réforme met fin à une conception jugée trop large des jours fériés officiels, en instaurant une distinction claire entre les congés payés et les journées de commémoration. Il a souligné que cette mesure devrait contribuer à améliorer le fonctionnement de l’administration publique, en réduisant les périodes d’inactivité et en augmentant le temps de travail effectif.

Les autorités estiment que cette réforme s’inscrit dans une démarche de renforcement de la souveraineté nationale et de rationalisation de la gestion publique, alors que le pays fait face à des défis sécuritaires et économiques persistants. Le gouvernement assure que le caractère mémoriel des dates concernées sera préservé, même si elles ne donnent plus lieu à des congés officiels.