Un regain du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz malgré les tensions

6 avril 2026

Rédaction: Africa Eye

Le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz connaît une légère reprise, avec le passage de 15 navires en l’espace de 24 heures, selon des données analysées à partir de la plateforme spécialisée MarineTraffic. Ce chiffre représente le niveau le plus élevé enregistré depuis le début des restrictions imposées par l’Iran début mars.

Parmi les navires recensés figurent des pétroliers, des porte-conteneurs, des transporteurs de gaz ainsi que des vraquiers. Sept d’entre eux étaient dédiés au transport de marchandises en vrac, tandis que cinq étaient des pétroliers, auxquels s’ajoutaient un navire de gaz, un porte-conteneurs et un cargo.

L’analyse montre que plusieurs de ces navires provenaient de ports iraniens ou émiratis, tandis que d’autres étaient liés à des opérateurs basés en Chine, en Grèce ou en Iran. Des navires en provenance de l’Inde, de l’Arabie saoudite, du Bangladesh et d’Oman ont également été identifiés, certains dissimulant leurs informations d’exploitation.

Tous les navires ont emprunté un corridor maritime étroit longeant le sud de l’île iranienne de Qeshm, à l’intérieur des eaux territoriales iraniennes, un itinéraire devenu privilégié depuis l’instauration des restrictions.

Cette reprise relative intervient dans un contexte de fortes tensions. Le Corps des Gardiens de la révolution islamique a récemment annoncé que l’Irak serait exempté des restrictions de navigation dans le détroit. Parallèlement, les États-Unis et Israël ont intensifié leurs menaces contre Téhéran, exigeant la réouverture de cette voie stratégique par laquelle transite habituellement près de 20 % du commerce mondial de pétrole et de gaz.

De son côté, l’Iran a averti qu’une attaque contre ses infrastructures énergétiques entraînerait des représailles élargies visant notamment des installations en Israël et dans les pays du Golfe.