Des évaluations israéliennes relativisent les pertes du programme balistique iranien

Rédaction : Africa Eye
À l’approche de négociations entre les États-Unis et l’Iran prévues au Pakistan, dans le sillage de l’annonce d’un cessez-le-feu, des évaluations relayées par des médias israéliens suggèrent que les frappes américaines n’ont pas atteint plusieurs sites où étaient enfouies des plateformes de lancement de missiles iraniens, malgré l’utilisation de munitions lourdes.
Selon la chaîne israélienne Channel 12, le taux de destruction des lanceurs iraniens serait inférieur aux attentes initiales. Le média évoque également des défaillances dans la planification de l’opération conjointe israélo-américaine, attribuées notamment à une mauvaise anticipation des réactions iraniennes, en particulier concernant une éventuelle fermeture du détroit d’Ormuz.
Ces évaluations s’inscrivent dans un contexte plus large de questionnements relayés récemment par les médias israéliens et américains. La chaîne CNN, citant des sources informées, indique que les services de renseignement américains estiment qu’environ la moitié des plateformes de lancement de missiles balistiques iraniennes resteraient opérationnelles, plus d’un mois après les frappes menées à travers le territoire iranien.
Le rapport souligne que certaines installations demeurent difficilement accessibles, car enfouies sous les décombres à la suite des bombardements aériens. En mars, Israël avait pourtant affirmé avoir détruit ou neutralisé près de 60 % des quelque 470 plateformes de lancement identifiées.
L’écart entre ces estimations pourrait s’expliquer par des différences méthodologiques entre Israël et les États-Unis, notamment dans la classification des lanceurs considérés comme intacts mais temporairement inaccessibles.
Avant l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, le journal The Times of Israel rapportait, sur la base de sources militaires, que l’Iran disposerait encore de plus de 1 000 missiles balistiques capables d’atteindre Israël, contre une estimation initiale de 2 500 missiles au début du conflit.
Par ailleurs, selon des informations relayées par The New York Times, les services de renseignement américains considèrent que Téhéran a conservé une part significative de ses capacités, notamment grâce à l’utilisation de missiles factices destinés à tromper les frappes adverses. Bien que certaines infrastructures souterraines semblent endommagées, les plateformes de lancement pourraient être remises en service rapidement et utilisées à nouveau.



