Le président sud-coréen critique Israël sur les droits humains et suscite une polémique

12 avril 2026

Rédaction: Africa Eye

 

Le président de la Corée du Sud, Lee Jae-myung, a provoqué une réaction d’Israël après avoir évoqué des accusations de violations des droits humains visant l’armée israélienne, appelant à un examen de ces critiques.

Dans un message publié sur la plateforme X, le chef de l’État a indiqué vouloir vérifier l’authenticité d’une vidéo datant de 2024, montrant des soldats israéliens maltraitant un enfant palestinien, et a demandé quelles mesures auraient été prises si les faits étaient confirmés.

Réaffirmant son attachement aux principes universels, Lee Jae-myung a souligné que le respect des droits humains et de la souveraineté des États constitue un fondement des relations internationales. Il a également insisté sur le rejet des guerres d’agression, en cohérence avec les valeurs constitutionnelles de son pays.

Les déclarations du président sud-coréen ont suscité des critiques de la part d’Israël, dont le ministère des Affaires étrangères a affirmé que l’incident mentionné avait déjà fait l’objet d’une enquête et avait été traité.

Dans un communiqué, la diplomatie israélienne a reproché au président Lee d’avoir relancé une affaire ancienne en s’appuyant sur une source jugée non fiable, accusée de diffuser des informations trompeuses.

Face à la controverse, le ministère sud-coréen des Affaires étrangères a tenté d’apaiser les tensions, précisant que les propos du président s’inscrivaient dans une démarche générale en faveur des droits humains, et non dans une prise de position ciblée contre un pays en particulier.

La diplomatie sud-coréenne a également exprimé son regret face à ce qu’elle a qualifié de malentendu, affirmant que les déclarations reflétaient les convictions du président en matière de respect des droits fondamentaux.

Malgré ces efforts d’apaisement, Lee Jae-myung a maintenu un ton critique, estimant qu’Israël n’avait pas suffisamment pris en compte les critiques internationales liées aux violations présumées du droit international et des droits humains.

Il a conclu en insistant sur l’universalité de la souffrance humaine, affirmant que la douleur ressentie par un individu est partagée par d’autres, quel que soit leur contexte.