Le Maroc met en avant son rôle dans la lutte contre la criminalité transnationale devant le CPS de l’UA

Rédaction : Laila Abou Rabie
Réuni mercredi à Addis-Abeba, le Conseil de paix et de sécurité de Union africaine a mis l’accent sur les stratégies africaines de lutte contre la criminalité transnationale organisée, un dossier au cœur des préoccupations sécuritaires du continent.
À cette occasion, le Maroc a souligné son engagement actif aux niveaux africain et international dans la lutte contre les réseaux criminels transnationaux. Le Royaume a notamment rappelé sa présidence, en 2023, du Conseil de l’Organe international de contrôle des stupéfiants, ainsi que sa participation à plusieurs initiatives de coopération internationale destinées à renforcer la coordination contre les trafics illicites.
Le Royaume a également mis en avant le renforcement de ses mécanismes de coopération régionale, en particulier dans le cadre du groupe G4 réunissant le Maroc, l’Espagne, la France et le Portugal. Rabat a aussi rappelé son implication dans l’alliance mondiale contre les drogues de synthèse, lancée la même année, ainsi que les résultats obtenus à travers d’importantes saisies de substances psychotropes et le démantèlement de réseaux criminels.
Intervenant lors de cette réunion, Mohamed Arrouchi, ambassadeur et représentant permanent du Maroc auprès de l’Union africaine et de la CEA-ONU, a mis en avant les efforts déployés par le Royaume dans la lutte contre la migration irrégulière. Il a indiqué que les autorités marocaines ont permis de déjouer des milliers de tentatives de migration clandestine et de démanteler plusieurs réseaux de trafic de migrants.
Le diplomate a également rappelé le rôle du Maroc dans la gouvernance migratoire africaine sous le leadership de Mohammed VI, Champion de l’Union africaine pour les questions migratoires. Il a notamment évoqué l’Agenda africain sur la migration ainsi que les stratégies nationales mises en œuvre par le Royaume dans ce domaine.
Face à l’évolution des menaces sécuritaires sur le continent, le Maroc a plaidé pour une réponse africaine coordonnée et intégrée. Selon M. Arrouchi, la criminalité transnationale organisée constitue désormais un facteur majeur de déstabilisation, favorisant les liens entre réseaux criminels, groupes armés et organisations terroristes, aussi bien dans les espaces physiques que numériques.
Le représentant marocain a insisté sur la nécessité de renforcer la coopération aux niveaux national, régional et continental, à travers le partage des expertises, l’harmonisation des approches et la mutualisation des efforts afin de préserver la souveraineté et l’intégrité territoriale des États africains.



