Forêts du bassin du Congo : une initiative européenne de 2,5 milliards de dollars pour renforcer la protection climatique

8 novembre 2025

Rédaction : Sari LOURI

Des pays européens ont dévoilé un programme de financement international de 2,5 milliards de dollars destiné à protéger et restaurer les forêts du bassin du Congo, deuxième plus grande forêt tropicale de la planète après l’Amazonie. Cette annonce intervient alors que le Brésil, hôte de la COP30 à Belém, cherche à promouvoir sa propre initiative mondiale de soutien aux forêts tropicales.

Intitulée « Appel de Belém pour la protection des forêts du bassin du Congo », la nouvelle initiative est portée par la France, l’Allemagne, la Norvège, la Belgique et le Royaume-Uni.
Selon un document daté du 6 novembre et consulté par Reuters, ces cinq pays s’engagent à mobiliser plus de 2,5 milliards de dollars sur cinq ans, en complément des investissements nationaux réalisés par les États d’Afrique centrale.

L’objectif affiché est de préserver l’intégrité écologique de cette forêt essentielle au climat mondial, en soutenant :

  • des projets de lutte contre la déforestation,

  • des programmes de gestion durable et de surveillance environnementale,

  • ainsi que des initiatives de renforcement des capacités locales, notamment par le transfert de technologies et la formation.

Le bassin du Congo, comme l’Amazonie ou les forêts de Bornéo-Mékong, est confronté à des pressions structurelles liées à l’expansion agricole, à l’exploitation forestière, au développement minier et aux infrastructures industrielles.

Si cette initiative met en lumière l’importance climatique de la région — dont les forêts absorbent davantage de carbone que les autres grands massifs tropicaux — son annonce intervient dans un contexte où les modèles de financement internationaux sont en recomposition.

Le Brésil a récemment proposé un fonds de long terme, le Tropical Forests Forever Facility (TFFF), destiné à remplacer les mécanismes de subventions par des investissements durables. La Norvège a annoncé une contribution de 3 milliards de dollars à cette initiative, tandis que la France envisage un engagement d’environ 500 millions d’euros, dans l’objectif de lever 125 milliards de dollars au total.

Ouvrant la COP30 à Belém, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a rappelé que la conférence devait constituer un jalon décisif pour maintenir l’objectif de limiter le réchauffement global à 1,5 °C, soulignant que les forêts tropicales constituent un levier stratégique de cette ambition.