Lavrov accuse la guerre contre l’Iran de vouloir diviser Téhéran et les pays du Golfe

Rédaction : Africa Eye
Le ministre russe des Affaires étrangères Sergey Lavrov a affirmé jeudi que l’offensive menée par les United States et Israel contre Iran constitue une menace directe pour la stabilité du Moyen-Orient et pour l’économie mondiale.
S’exprimant lors d’une table ronde consacrée au conflit en Ukraine, Lavrov a estimé que l’un des objectifs de cette guerre est de « planter un coin entre l’Iran et les pays du Golfe », afin de provoquer des divisions au sein de la région.
Escalade militaire et inquiétudes régionales
Depuis le début du conflit, l’Iran riposte en lançant des missiles et des drones contre Israël et contre des bases américaines situées dans plusieurs États du Golfe. Certaines attaques ont causé des dégâts à des infrastructures civiles, notamment des ports et des aéroports.
Selon Lavrov, la crise actuelle pourrait avoir des conséquences graves pour l’ensemble du système international. Il a également évoqué l’existence de divergences au sein même des États-Unis concernant les objectifs réels de l’opération militaire contre Téhéran.
Contacts diplomatiques entre Moscou et Téhéran
Les déclarations du chef de la diplomatie russe interviennent au lendemain d’un entretien téléphonique entre Lavrov et son homologue iranien Abbas Araghchi. Les deux responsables ont discuté des frappes menées contre l’Iran et de la situation sécuritaire dans la région.
Selon le ministère iranien des Affaires étrangères, Lavrov a dénoncé ces opérations comme une violation du droit international et a appelé à une solution diplomatique pour résoudre la crise.
Une guerre aux conséquences géopolitiques plus larges
Plusieurs analyses estiment que ce conflit pourrait également modifier l’équilibre stratégique mondial. Si la Russie et la Chine ont pour l’instant limité leur réaction à des condamnations diplomatiques, certains observateurs jugent que la guerre pourrait indirectement servir les intérêts du président russe Vladimir Putin, notamment en détournant l’attention internationale de la guerre en Ukraine et en provoquant des tensions au sein de l’OTAN.



