Sud-Liban : Israël intensifie ses frappes malgré le cessez-le-feu

Rédaction : Laila Abou Rabie
L’armée israélienne a poursuivi ses opérations dans le sud du Liban dans la nuit de mercredi à jeudi, menant plusieurs frappes aériennes dans les districts de Nabatiyé et de Tyr.
Des avions de combat israéliens ont ciblé à deux reprises les environs de la localité de Tyr Falsiyé, dans le district de Tyr. Une autre frappe a touché une maison située près du village frontalier d’Aitaroun, dans le district de Bint Jbeil.
Selon l’Agence nationale d’information (ANI), des avions israéliens ont bombardé à l’aube la zone de Khanouq, à Aitaroun (gouvernorat de Nabatiyé), tirant deux missiles air-sol. Moins d’une demi-heure plus tard, d’autres frappes ont visé à deux reprises la périphérie occidentale de Tyr Falsiyé.
Dans un communiqué, l’armée israélienne a confirmé avoir mené des frappes dans le sud du Liban, affirmant qu’elles visaient un dépôt d’armes et une infrastructure souterraine utilisés par le Hezbollah. Le communiqué accuse également le mouvement de placer des installations militaires près de zones habitées, l’accusant d’utiliser la population civile comme « bouclier humain ».
L’armée israélienne affirme par ailleurs que le Hezbollah cherche à reconstruire des infrastructures à travers le Liban, en violation des arrangements sécuritaires conclus entre les deux pays.
La veille, l’artillerie israélienne avait déjà bombardé une zone ouverte près de Meiss el-Jabal, dans le sud du pays.
Depuis plusieurs semaines, la frontière sud du Liban connaît une escalade marquée, l’armée israélienne menant quotidiennement des frappes contre différentes localités. Israël affirme viser des combattants, des responsables du Hezbollah et des dépôts d’armes, sans réponse du mouvement ni de l’armée libanaise.
Ces dernières semaines, Israël a multiplié les violations de l’accord de cessez-le-feu signé en novembre 2024 sous médiation américaine. L’État hébreu continue par ailleurs d’occuper cinq collines libanaises prises lors du dernier conflit, ainsi que d’autres zones aux frontières sud qu’il contrôle depuis plusieurs décennies.



